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2025-11-26 13:36:40 +01:00

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<title>ravages - Lyon. Les CRA: pire que tout</title>
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<h1><a href="/">ravages</a></h1>
<h2 id='site-subtitle'><div class="subtitle-box""">chroniques de luttes à la frontière franco-italienne</div></h2>
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<h2 class="entry-title">Lyon. Les CRA: pire que tout </h2>
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<p><strong>« Ya pas 3 solutions, ya 2 solutions, soit on sort, soit on meurt. La France, cest un pays, ya pas de droit. Le pays des Droits de lHomme ? Quels Droits de lHomme ? Ils sont où les Droits de lHomme ? Ya des gens ici qui nont rien fait. Ya des gens qui refusent le test et qui vont en prison et qui reviennent, cest des allers-retours. On sen fout si on mange pas une semaine, 2 semaines. Cest même pas la rage, cest même pas la colère, cest la hagra <sup id="fnref:1"><a class="footnote-ref" href="#fn:1">1</a></sup>. Cest pas quand je vais être mort que je vais être en colère, cest maintenant ! Je veux que quelquun vienne voir ce qui se passe ici, on devient fou »</strong></p>
<p><em>Ces paroles d'une personne en grève de la faim au Centre de rétention administrative (CRA) de Lyon en 2021, ont été recueillies par le collectif Anti-Cra qui existe depuis janvier 2019.</em>
<em>Ce collectif se donne justement comme buts principaux de soutenir les détenu·es et être un relais/mégaphone pour leurs revendications, notamment via la diffusion de témoignages et des nouvelles de l'intérieur<sup id="fnref:2"><a class="footnote-ref" href="#fn:2">2</a></sup>. Il s'est formé pour remédier à l'absence voire à l'omission de la question des CRA dans les débats sociétaux et jusque dans les actions et réflexions des mouvements de gauche. L'objectif de ces publications est d'intervenir dans le discours médiatique mais aussi dans les milieux militants en portant une position abolitionniste, anti-raciste et anti-carcérale. Le collectif nous expose ici quelques éléments contextuels concernant les Centres de Rétention Administrative et le contrôle des personnes sans-papiérisées à Lyon, dans le but d'illustrer la manière dont les frontières se prolongent, répètent et reproduisent à lintérieur du territoire français. La plupart des choses évoquées ne sont pas spécifiques à Lyon, mais sont représentatives d'une structure répressive plus globale, qui se décline depuis des décennies et se durcit toujours plus.</em></p>
<h3>C'est quoi un CRA ?</h3>
<p>Les centres de rétention sont des prisons sur le territoire, souvent à proximité de port ou d'aéroport, où la police surveille des personnes jusqu'à leur libération ou leur expulsion (90 jours max). On appelle cette rétention "administrative" car c'est une décision (le plus souvent une OQTF assortie d'une IRTF) prise par la Préfecture qui va déterminer son placement ou non (pas comme au pénal où  il faut avoir commis un délit ou un crime et avoir été jugé pour cela). </p>
<p>LÉtat Nation obsédé par le contrôle de ses frontières et l'expulsion des personnes illégalisées n'a cessée d'étendre les possibilités de refoulement. Le CRA en est un exemple parfait : lÉtat invente une frontière au cœur de son territoire. A l'instar des Zones d'attente, la frontière n'est plus un tracée sur une carte mais une fiction juridique exportable partout. Reste plus qu'à faire des murs, des cours grillagés et des déplacements sous contrôles policiers et, pour les puissances occidentales, rien de plus facile ! Le premier né en France est le Hangar de Arenc <sup id="fnref:3"><a class="footnote-ref" href="#fn:3">3</a></sup>, installé clandestinement dans les années 1960 dans le port de Marseille. Il a servi à séquestrer les immigré·es algérien·nes non désirées avant de les déporter. On en dénombre aujourd'hui 20 en métropole et 4 en Outre-Mer.</p>
<p>Les CRA, aujourd'hui encadrés par la loi (CESEDA) <sup id="fnref:4"><a class="footnote-ref" href="#fn:4">4</a></sup>, n'ont pourtant rien perdu de la logique raciste, sécuritaire et coloniale : les étrangèr.es en France sont contrôlées, enfermées et expulsées dès que leur situation administrative est contestée (et tout est fait pour qu'elle soit très difficile à stabiliser). Derrière l'objectif affiché de maintenir les personnes enfermées le temps d'organiser leur expulsion, les CRA sont des lieux où la violence physique et psychologique s'exerce au quotidien par des organes de lÉtat (administration, police, tribunaux).</p>
<h3>Zoom sur Lyon</h3>
<p>Dans la région Auvergne-Rhônes-Alpes, il existe deux CRA, juste à côté de laéroport de Lyon-Saint-Exupéry. 
Le premier a été construit en 1995 et a été agrandi deux fois : en 2019 et en 2020, avec l'ajout de préfabriqués pour une capacité de 140 places. Le deuxième, bâti en 2022, en compte le même nombre. Appelé « le CRA du futur », il s'inscrit dans le « Plan CRA » initié en 2017 par le ministère de l'Intérieur. Il doit servir de modèle pour les prochaines constructions : ultra-sécurisation, surveillance constante par caméra pour éviter au maximum le contact avec les détenus, espaces cloisonnés, menottage systématique pour les déplacements, mise à l'isolement fréquente. </p>
<p>Le Plan CRA prévoit une augmentation importante de la capacité de ces lieux de rétention, couplée à une criminalisation inouïe des personnes sans-papiériées. La loi d'orientation et de programmation du ministère de l'Intérieur de 2023 (avec un amendement de Ciotti) prévoit d'atteindre les 3 000 places en rétention d'ici 2027 (en 2023 il y en avait environ 1900). Entre 2017 et 2023, 400 nouvelles places ont été crées, par la création de nouveaux CRA (Oissel, Béziers, Nantes, Aix-en-Provence, Nice, Mérignac, Mayotte) et par l'agrandissement d'autres (Strasbourg, Nîmes, Metz, Hendaye, Mesnil-Amelot). L'augmentation des places en CRA va de paire avec un arsenal juridique toujours plus répressif facilitant les placements. </p>
<p>S'il existe un « continuum de l'enfermement » pour les personnes sans-papiérisées, depuis leur arrivée sur le territoire français et jusqu'à leur expulsion <sup id="fnref2:3"><a class="footnote-ref" href="#fn:3">3</a></sup>, les CRA sont les lieux où ce continuum se matérialise, s'incarne et se ressent de la manière la plus concrète.
L'emplacement des CRA, d'abord, s'inscrit dans la mise à l'écart institutionnelle des personnes étrangères. A Lyon, les deux CRA se trouvent à plus de 30min en voiture et 1h de transport en commun du centre-ville. La distance et la complexité d'accès renforcent l'hermétisation de ces lieux. A cela s'ajoute la difficulté liée à contacter les personnes à l'intérieur. Aux deux CRA de Lyon, quand les cabines téléphoniques ne sont pas HS, il arrive que ce soit les flics qui répondent aux appels, comme si de rien n'était.
Il y a une dissimulation de tout ce qui se passe à l'intérieur : pas le droit à un téléphone avec caméra, grande difficulté pour les médias d'y entrer, silenciation des mouvements de contestation et de résistance, des grèves de la faim, mais aussi des suicides et des décès, qui, comme dans les autres prisons, ne sont pas autre chose que des assassinats dÉtat.</p>
<h3>Pire qu'en détention, et de pire en pire...</h3>
<p>Depuis le début des activités du collectif, les témoignages recueillis se rejoignent invariablement sur les mêmes points : les conditions de rétention insupportables, "pires qu'en prison", le sentiment d'incompréhension, de choc et de dégoût, les violences physiques et psychologiques de la part des flics qui traitent les détenus "comme des animaux", la solitude, l'isolement, l'ennui.
On nous parle aussi des conditions d'arrestation très variées : dans des lieux très fréquentés comme les gares ou certaines grosses stations de métro ; lors de contrôles partout dans la ville ; à la préfecture, quand les personnes sous assignation à résidence s'y présentent pour signer ; ou encore en sortie de prison <sup id="fnref2:4"><a class="footnote-ref" href="#fn:4">4</a></sup>, preuve de la stigmatisation et de la double peine à laquelle les personnes sans-papiérisées sont systématiquement soumises.
Dernièrement, on a pu assister à des arrestations à la sortie de lhôpital : aucun lieu ne semble ainsi pouvoir épargner les personnes illégalisées : la possibilité de se faire arrêter les suit partout où elles se déplacent.</p>
<p>Avec les derniers durcissements de la criminalisation des personnes sans-papiérisées et la volonté affichée d'augmenter le nombre d'arrestations et de rendre plus efficaces et systématiques les OQTF, on remarque aussi de plus en plus de séjours en CRA qui senchaînent ou même qui s'alternent avec des séjours en prison. Après 4 jours (ou 48h selon certaines situations) de la sortie du CRA, une personne peut à nouveau être retenue et refaire 3 mois. Une personne nous a raconté être à son troisième séjour en CRA en une seule année ! </p>
<p>La durée moyenne d'un enfermement en CRA a sensiblement augmenté ces dernières années, passant de 12.8 jours en 2017 à 28.5 en 2023. Pour minimiser encore plus les chances de libération par le juge de la liberté et de la détention (JLD, qui vérifie les conditions de la retenue à 48h puis au 28ème jour), la circulaire Retailleau de janvier 2025 demande aux préfets de faire systématiquement appel contre toutes les décisions de libération.</p>
<p>Parmi les personnes enfermées dans les CRA en métropole, environ 35% sont déportées pendant leur rétention. Ce pourcentage monte à 84% en outre-mer (principalement à Mayotte où se trouve 60% des personnes enfermées en CRA en France)<sup id="fnref:7"><a class="footnote-ref" href="#fn:7">7</a></sup>. Pour diverses raisons, beaucoup de détenu.es ne sont pas ou difficilement expulsables, par exemple, si un consulat ne reconnaît pas une personne qui ne possède pas de passeport. </p>
<p>Elles sont donc enfermées en vue d'une expulsion qui n'arrivera pas. L'enfermement se révèle ainsi comme pure punition pour le fait de ne pas avoir les bons papiers.</p>
<p>L'utilisation de la "menace ou trouble à l'ordre public" est devenue quasi systématique pour justifier l'enfermement (contre la possibilité d'une assignation à résidence ou d'un délai de départ volontaire) . </p>
<p>L'occupation policière des quartiers populaires et la répression contre les illégalismes vers lesquels de nombreuses personnes sans-papiérisées se tournent face à la pauvreté, engendrent ainsi une double peine et un double enfermement : on condamne au pénal et on expulse ensuite. C'était particulièrement visible lors des opérations "Place nette" menées par Darmanin, qui ciblaient la figure de l"étranger-délinquant".</p>
<p>A Lyon ça se matérialise par une occupation policière du quartier de la Guillotière et par un harcèlement des personnes qui « zonent » place Mazagran ou place Dupont. Idem pour les arrêts de transport très fréquentés comme Part Dieu, Charpennes, Saxe Gambetta, Perrache, Gabriel Péri, ce qui impacte en plus le quotidien et le déplacement des personnes ciblées. Des copaines nous ont raconté leurs stratégies d'évitement des zones de contrôle et du calcul permanent de leur trajet au quotidien.</p>
<h3>Toute sorte d'abus, témoignages</h3>
<p>Un ami enfermé en CRA raconte le silence (et l'inhumanité) du personnel auquel il se heurte quand il demande de l'aide et des renseignements :</p>
<p>"Jai écrit une plainte, ils lont prise et nont rien fait de plus. Je ne vois personne, ne rencontre personne, personne ne me parle. Il y en a un qui est venu me voir. Je lui demande: tu peux écrire ça au directeur? Il dit non. Tu peux écrire aux droits humains? Non."</p>
<p>Un autre exemple de privation des droits fondamentaux à lœuvre dans les CRA : à l'intérieur, il est impossible pour les personnes d'avoir accès à des soins corrects. Voici un témoignage enregistré en avril 2024 au CRA St-Exupéry :</p>
<p>« Ça se passe comment quand tu demandes de voir des infirmières ?</p>
<p>- Des fois, avec de la chance, la première fois, tu demandes, ça peut être dans un jour. Mais cest un coup, ils tappellent pas. Jai fait la demande il y a 3 jours, mais jai pas vu linfirmière.</p>
<p>- Sans explications ? Ils te disent pas quand tu pourras la voir ?</p>
<p>- Jai demandé à voir un médecin, je suis resté une semaine avec les douleurs. Cest des trucs de ouf en fait.</p>
<p>- Et comment ça se passe quand tu vois une infirmière? Comment ils traitent?</p>
<p>- Bah en fait ils rigolent, ils parlent gentiment devant toi mais même eux ils sont contre nous. On sait pas ce quil se passe. Ils te donnent un truc, même si tes pas content et que tu retournes la voir pour lui dire « ouais ça sert à rien ça, faut changer, faut faire un truc », ils sen foutent. Dans la zone, ici, cest la dèche. On va dire que cest la jungle ici. Les toilettes elles ont pas de porte, tu mets un drap. Les chauffages y en a qui marchent pas. Y a un téléphone dans la zone, il est fait pour contacter des avocats, Forum et… pour faire pleins de trucs. Pareil, il marche pas. Le téléphone.. bah.. comment je vous explique… y a un téléphone accroché au milieu de la zone, cest pour tout le monde. Il marche pas. Ils ont pas le droit de laisser les téléphones comme ça. Des fois ils font le nettoyage, ils viennent, ils font le nettoyage et ils laissent même pas des sacs-poubelle pour mettre à lextérieur. Y a pas de sac-poubelle des fois. Cest rare quils mettent des sacs-poubelle. Du coup tu sors tu marches dans le couloir et tu trouves des sacs-poubelle à côté des chambres. Ici, cest invivable en fait ».</p>
<p>À lautomne 2020, un prisonnier tabassé par les flics racontait comment le médecin avait minimisé ses blessures pour couvrir ses agresseurs :</p>
<p>« Pour moi, cest pas un médecin. Cest pas un médecin. Il ma dit Ouais, je vois, tas une cicatrice sur ton front, tas des bleus sur la tête. Mais il y avait le policier à côté de lui. Mais franchement, vous prenez les gens pour quoi ? Je lui ai dit, Toi tes pas un médecin en fait, tu viens me voir au mitard, tu me dis montre tes bras, montre tes jambes, mais déjà, quand tu viens me voir, devrait pas y avoir la police à côté de toi là, et, la vérité, je lui ai dit, tes pas un médecin toi, tes un policier, tes plus quun policier. Cest plus quun policier lui, je sais, je suis parti à linfirmerie le lendemain, je suis allé voir linfirmière pour porter plainte, tout ça, ils mont donné 0 jours dITT. Jai montré à linfirmière, Regarde, hier jétais pas bleu comme ça, jétais pas gonflé comme ça. Elle ma dit, Ouais, cest vrai, je vais parler avec le médecin. Ils mont pas appelé ».</p>
<p><strong>Une seul solution: A BAT LES CRA !</strong></p>
<p>En 2024 l'Ordre des avocat.es de Lyon demande la fermeture du CRA 2 pour conditions de rétention indignes et "atteintes aux droits fondamentaux des retenus ". La demande est rejetée par le Tribunal Administratif de Lyon <sup id="fnref:8"><a class="footnote-ref" href="#fn:8">8</a></sup>.
En réalité, tout ce qui est dénoncé par le barreau de Lyon n'est que le reflet du système carcéral dans son entièreté : si l'on souhaite vraiment une vie digne pour toustes, il ne s'agit pas d'améliorer les conditions à l'intérieur de ce système, mais de l'abolir totalement.
L'enfermement ne représente qu'une facette de cette machine à fabriquer l'illégalisme, l'exclusion et l'inégalité entre les êtres, à travers un contrôle systématique des personnes considérées indésirables et une déclinaison de la frontière à tous les niveaux de la société et des rapports humains.</p>
<div class="footnote">
<hr>
<ol>
<li id="fn:1">
<p>En Arabe, quelque chose comme misère, mais pas au sens de pauvreté, plutôt de maltraitance. Faire la misère à quelqu'un signifie qu'on lui fait passer un sale moment. C'est ça la hagra.&#160;<a class="footnote-backref" href="#fnref:1" title="Jump back to footnote 1 in the text">&#8617;</a></p>
</li>
<li id="fn:2">
<p>sur le blog www.crametoncralyon.noblogs.org et sur les réseaux&#160;<a class="footnote-backref" href="#fnref:2" title="Jump back to footnote 2 in the text">&#8617;</a></p>
</li>
<li id="fn:3">
<p>Voir témoignage anti-Cra de Marseille&#160;<a class="footnote-backref" href="#fnref:3" title="Jump back to footnote 3 in the text">&#8617;</a><a class="footnote-backref" href="#fnref2:3" title="Jump back to footnote 3 in the text">&#8617;</a></p>
</li>
<li id="fn:4">
<p>Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile&#160;<a class="footnote-backref" href="#fnref:4" title="Jump back to footnote 4 in the text">&#8617;</a><a class="footnote-backref" href="#fnref2:4" title="Jump back to footnote 4 in the text">&#8617;</a></p>
</li>
<li id="fn:5">
<p>Julia Gélot, Quand la frontière devient une prison. Lenfermement des migrants aux portes de lEurope, Éditions du Croquant, 2023&#160;<a class="footnote-backref" href="#fnref:5" title="Jump back to footnote 5 in the text">&#8617;</a></p>
</li>
<li id="fn:6">
<p>Robin Bouctot, De la prison au CRA, CQFD n. 241, mai 2025.&#160;<a class="footnote-backref" href="#fnref:6" title="Jump back to footnote 6 in the text">&#8617;</a></p>
</li>
<li id="fn:7">
<p>Cimade, Rapport 2023 sur les centres et locaux de rétention administrative&#160;<a class="footnote-backref" href="#fnref:7" title="Jump back to footnote 7 in the text">&#8617;</a></p>
</li>
<li id="fn:8">
<p>Pierre Lemerle, Conditions de retentions « indignes » à Lyon, la justice rejette la demande de fermeture du « CRA du futur », Médiapart 24 octobre 2024&#160;<a class="footnote-backref" href="#fnref:8" title="Jump back to footnote 8 in the text">&#8617;</a></p>
</li>
</ol>
</div>
</div><!-- /.entry-content -->
</section>
<nav id="menu">
<h2>Sommaire</h2>
<ul>
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<li><a href="/lyon-cra-pire-que-tout.html">Lyon. Les CRA: pire que tout</a></li>
<hr>
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