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<title>ravages - Turin. Histoire d'une trêve</title>
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<h2 id='site-subtitle'><div class="subtitle-box""">chroniques de luttes à la frontière franco-italienne</div></h2>
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<h2 class="entry-title">Turin. Histoire d'une trêve </h2>
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<p><em>Les CPR (Centri di Permanenza per il Rimpatrio) c'est les CRA d'Italie, avec quelques différences. Par exemple, chez nos voisin.es la rétention administrative peut durer jusqu'à 18 mois, depuis que Salvini et Meloni se sont amusées à rivaliser en cruauté, en augmentant le terme de 90 à 180 jours et de 180 jours à 18 mois. En plus de ça, deux des douze CPR actifs en Italie se trouvent... en Albanie, suite au Protocol Italie-Albanie, établi le 15 février 2024 pour une durée de 5 ans, qui semble séduire les gouvernements fascistes de notre continent.</em></p>
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<p><em>Cet article parle d'une trêve qui a duré deux ans, pour le collectif Anti-CPR de Turin, mais surtout pour le quartier et toute la ville de Turin, avec une baisse significative de leur "chasse à l'homme sans papiers" . La trêve a commencé en mars 2023, quand un grand incendie déclenché par les détenus a provoqué la fermeture du centre de Via Brunelleschi, et elle s'est terminé le 25 mars dernier, quand il a rouvert (et refermé) ses portes. Mais il a suffi de quelques semaines pour que ce lieu infâme et hautement inflammable brûle à nouveau, le soir du 1er mai, et se retrouve une nouvelle fois impraticable pour cinq sixième de sa structure.</em></p>
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<p><em>On aimerait pouvoir se réjouir de ce dernier incendie comme de tous les autres qui se sont déclarés et se déclareront prochainement, dans tous les types existants de prison. Mais une bien triste nouvelle nous en empêche : celle de la mort plus que suspecte d'Hamid Badoui, le 19 mai dans la prison Le Vallette de Turin. L'homme, résident depuis quinze ans en Italie, avait été enfermé dans le CPR de Bari suite au non-renouvellement de son titre de séjour. Du CPR de Bari, il est déporté dans celui de Shengjin (Albanie), jusqu'à ce que la Cour de Cassation atteste que sa rétention est illégale. Une fois libéré, il est à nouveau arrêté dans les rues de Turin et violemment maîtrisé par les agents de la police. La suite nous apprend qu'il se serait pendu dans la nuit avec les lacets de ses chaussures. « Mieux la prison que Shengjin » seraient son dernier message à son avocat. Plusieurs associations et collectifs réclament une autopsie.</em></p>
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<p>Une soirée de l'hiver 2023, le téléphone-expulsion sonnait. Il était tard, à l'autre bout du fil les gars hurlaient. Le CPR de Corso Brunelleschi était en feu. On s'est arraché à nos occupation pour s'y précipiter, incrédules. </p>
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<p>Derrière les murs montait dans la nuit un noir plus dense de fumé et l'on sentait partout l’odeur pointue des gaz et du brulé. L'odeur du désordre.
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On a fait ce qu'on fait toujours, ce qu'on sait faire en somme, pas grand chose, du bruit et des pétards pour réchauffer les rues de leurs silence de mort. <strong>FREEDOM HURRYA LIBERTÀ.</strong></p>
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<p>Et enfin, dans un bref contour en ombres, on les a vus. Les lampadaires silhouettaient durement les contre-jours. Ils étaient bien là, ces gars qui n'étaient jusqu'à présent que les voix accrochées à une cabine téléphonique, debout et hilares sur les toits des baraques de la prison.</p>
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<p>"Tout le monde crie ici, fait du bruit et il y a encore des gars sur le toit. Les flics sont devant les portes. Même la zone jaune fait comme nous. On en a assez. Les flics sont sortis des cages et ils ont peur d’entrer. On crie. On ne se sent plus comme des êtres humains... Deux camions de police sont arrivés, ils entrent peut-être ici..." </p>
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<p>Quand tout est retombé ensuite, c'est curieusement la pensée du feu enfin éteint qui a rendu plus plausible encore cette nuit là. Si la beauté pouvait mourir c'est qu'elle existait vraiment.
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Cette révolte allait tout changer.
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A nous qui sommes né.es avec l'idée d'un monde irréversible, il nous semblait enfin qu'il s'était ouvert une porte, une perspective. Quelques personnes avaient réussi à arracher une parcelle de liberté et à graver une certitude: face à la résignation ou à l'asservissement, à la mort programmée ou à la folie, répond parfois la révolte.
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Il n'y avait plus de centre de rétention et toute la ville s'en souviendrait.
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S'en était finit, ils avaient gagné.
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Ça a duré 2 ans, la trêve.</p>
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<p>N'ayant plus de CPR, l'occasion nous a enfin été donnée de penser la prison sans ses barreaux. Mais l'enfer est partout, même à l'extérieur des murs il traîne toujours au dehors dans les limbes de la vie libre. Nous devions profiter sans traîner de cette parenthèse pour s'arracher à l'urgence, pour fouiller ailleurs. On rebroussa chemin.</p>
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<p>La fonction fondamentale des centres de rétention est d'une part l'évidente mise à profit de l'enfermement et de l'expulsion d'un bon nombre de personnes « sans papier », en retirant des rues une partie de ce surplus humain qui n'a pas (ou plus) trouvé de valorisation dans « l'inclusion » aux modèles capitalistes.
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D'autre part les centres sont la matérialisation ultime du chantage à l'asservissement des personnes libres. Ils agissent comme un moyen de dissuasion, en instillant la peur, en bridant les résistances, pour imposer toujours plus efficacement des conditions de vies précaires au sous-prolétariat et au prolétariat majoritairement racisés.</p>
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<p>Mais les centres de rétention ont toujours et surtout été les structures fondamentales pour assurer la perpétuation d'un ordre colonial alimenté – aujourd'hui encore – par une rhétorique de guerre suffocante, sur la menace du fameux « ennemi intérieur ».</p>
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<p>Et l'actualité de ces derniers mois n'allait encore que nous le confirmer.
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Aux portes de l'Europe, débutait un génocide algorithmique perpétré en mondovision, visant le raffinement sadique du colonialisme de peuplement israélien.</p>
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<p>Rappelons que là-bas les Palestinien.nes sont soumises à la rétention administrative <sup id="fnref:1"><a class="footnote-ref" href="#fn:1">1</a></sup> depuis le début de l'occupation israélienne en 1967 et qu'ils l'étaient déjà auparavant de la même manière, sous le mandat britannique. Outil de punition collective, les centres de rétention utilisés surtout depuis la seconde intifada de septembre 2000, permettent à l'armée israélienne de retenir indéfiniment des prisonniers sans procès, sur la base d'informations tenues secrètes.</p>
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<p>De la même manière en Italie, la répression de la résistance palestinienne et de sa solidarité internationale a explicité clairement le glissement de l'utilisation de la rétention administrative à des fins purement punitives. Les procédures sont accélérées et permettent ainsi en un éclair de légaliser une détention arbitraire et expéditive.
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Par exemple à l'hiver 2024, à la suite d'une demande d'extradition des autorités israéliennes, trois Palestiniens (Ali, Anaan et Mansour) se retrouvent incarcérés en prison de haute sécurité, accusés d'association subversive à des fins de terrorisme internationale.
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En septembre dernier, alors que le tribunal avait ordonné la libération immédiate de l'un des trois, Mansour Doghmosh se voit immédiatement conduit au CPR de Ponte Galeria (Rome), à peine sorti de prison. C'est l'argument de la « pericolosità sociale » <sup id="fnref:2"><a class="footnote-ref" href="#fn:2">2</a></sup> qui est mis en avant par le préfet pour maintenir la détention hors du cadre pénal et suffit à incarcérer Mansour de nouveau, même si sa libération vient d'être ordonnée, en raison de l'absence d'éléments circonstanciels sérieux.
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On peut aussi citer l'exemple du réfugié politique algérien Seif Bensouibat, éducateur détenu quelque temps dans le même CPR, à la suite de messages en soutien au peuple palestinien sur un tchat privé.
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De la même manière et dans le silence le plus totale, nous avons su qu' il y a quelques mois, des jeunes partis des quartiers Nord de Turin à une manifestation nationale à Milan, ont été arrêtés puis mis en CPR à leurs retour. L'un d'entre eux a été déporté depuis.</p>
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<p>Dans un climat de propagande belliqueuse, on note a quel point l'utilisation institutionnalisé de la « pericolosità sociale » permet, dans une référence directe mais induite à la symbolique de l'ennemi interne l'expérimentation toujours plus étendue de sa criminalisation.
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Plus généralement l'utilisation, dans les articles de loi, d'un lexique extrêmement vague, permet de fait une application toujours plus subjective et extensible de la loi.
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Le passage direct de la prison au CPR n'est pas non plus une nouveauté procédurale : il arrive de plus en plus souvent qu'après avoir purgé leur peine, les personnes sans papiers (ou n'ayant pas pu les renouveler pendant leur incarcération) soient envoyées quelques mois de plus derrière les murs d'un CPR, parfois pour être déportées vers leur pays d'origine, ou simplement pour purger une sorte de deuxième peine plus afflictive et violente encore.
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Les personnes ici citées le sont comme exemples parce qu'elles nous semblent extrêmement emblématiques en ce qu'elles subissent les répercutions répressives directes de l'actualité de ces derniers mois. Mais elles permettent surtout de rendre compte d'un des mécanismes raciste et colonial sur lequel se base la gouvernance néolibérale. Il faut pour cela rester attentif à ce que la médiatisation de cas isolés et leur narration personnalisante ne participent pas à l'invisibilisation d'une réalité systémiques massive. </p>
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<p>Dans ce contexte, et comme un Napoléon en campagne, Georgia Meloni foulait de ses bottes le sol albanais pour y négocier la construction de nouvelles colonies pénales, reconfirmant l'épanouissement du concept expansionniste italien depuis sa chute et son expulsion par la résistance en 1945.</p>
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<p>Le cas albanais est devenu pendant cette trêve notre centre d'intérêt principal, puisqu'il redéfinit plus clairement la ligne européenne de relocalisation de la rétention « administrative » et de la torture, ainsi que sa stratégie d'annihilation brutale de l'excédent humain du capitalisme.</p>
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<p>Ils espèrent que plus on est loin des yeux, plus on est loin du cœur.
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Ils ont déplacé les cages à la périphérie des villes, près des vaches, quelque part dans un pré.
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Sur des îles, en pleine mer, parmi les poissons.
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Ils ont fait pousser des murs, ajouté des barbelés et des cadenas pour leurs trousseaux de clés.
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Ils ont même créé un nouveau bateau-prison, un engin flottant pour enfermer les sans papiers au large de la Manche. Le Bibby Stochkolm. Quel nom. <sup id="fnref:3"><a class="footnote-ref" href="#fn:3">3</a></sup></p>
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<p>L'accord avec l'Albanie est une nouvelle démonstration du projet d'externalisation des frontières européenne, avec la coopération des gouvernements du pourtour méditerranéen, par le biais de soi-disant accords bilatéraux avec des pays tiers sûrs. La collaboration des gouvernements de ces pays est rendue possible par l'injection d'argent nécessaire pour « stabiliser » l'économie, en alimentant le récit si cher à Meloni de la « revendication du droit de ne pas migrer ».
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Les CPR albanais ne sont donc pas nés par hasard mais s'inscrivent dans une tendance à long terme: délocalisation des frontières, délégation du contrôle, expérimentation technologique et juridique massive...Il s'agit d'éléments consolidés des politiques migratoires contemporaines, à partir desquels le « modèle albanais» a pris forme.</p>
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<p>Aux nouveaux CPR de Gjader et Shengjin, s'applique une double juridiction: italien à l'intérieur des murs des installations, albanais à l'extérieur. La présence d'une prison à l'intérieur du camp est donc justifiée par cet arrangement juridique, qui souligne une fois de plus le lien entre la rétention administrative et la détention pénale. La présence d'une prison italienne en territoire albanais n'est pas sans rappeler les prisons fascistes d'Érythrée, dernières prisons italiennes en terre étrangère, et leur matrice purement coloniale.</p>
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<p>Outre les politiques de dissuasion mises en place depuis des années, il semble donc que l'Europe soit prête à intervenir de manière tout aussi radicale dans l'expulsion forcée des personnes qui sont restées ou sont devenues illégales sur son territoire. C'est en tout cas ce qui ressort pour l'instant de la nouvelle proposition de la Commission européenne de mars dernier où le protocole italo-albanais a été érigé en modèle dans la mise en œuvre du dernier Pacte européen sur la migration et l’asile. L'Europe devrait bientôt disposer d'un nouveau cadre législatif commun qui permettra aux États membres, d'accélérer et de simplifier les procédures d'expulsion, ainsi que d'autoriser et d'étendre, sur le modèle albanais, le transfert des demandeurs d'asile déboutés en attente d'expulsion en dehors de l'UE vers des « centres de retour » spécialement construits pour les expulsions.</p>
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<p>La trêve est finie aujourd'hui. Le 25 Mars dernier le CPR de corso Brunelleschi rouvrait ses portes. Mais il est certain qu'il y aura d'autres révoltes et autant d'autres mobilisations en solidarité avec les prisonniers et contre le génocide en cours à Gaza au Soudan et ailleurs encore.</p>
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<p>Si les CPR sont une stratégie répressive en amont pour décourager la lutte des classes oppressés en les tenant en échec, il nous paraît alors que peut être cette lutte la soit en quelques sorte une lutte d'introductive à toute les autres...</p>
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<p>Défendons-nous ensemble des protocoles, des cages institutionnelles. En intersection et en solidarité, élargissons la brèche ! <strong>Free Palestine ! Fuoco ai CPR !</strong></p>
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<p>C'est peut-être le bon moment pour expliquer la différence entre détention pénale et rétention administrative, même si tout ce que vous lirez dans ces pages montre bien à quel point cette distinction est et a toujours été, en France comme partout ailleurs, seulement théorique : contrairement à la détention, la rétention administrative ne devrait pas être une mesure punitive en soi. Elle devrait être prise à l'encontre d'une personne étrangère en situation irrégulière dans le but exclusif de l'expulsion, et devrait s'appliquer seulement dans des cas très spécifiques. <a class="footnote-backref" href="#fnref:1" title="Jump back to footnote 1 in the text">↩</a></p>
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<p>Que nous traduirons littéralement par « danger social » et qui ressemble comme deux gouttes d'eau à la notion de « trouble ou menace à l'ordre public », dont l'utilisation prolifère ces derniers temps dans le système judiciaire français. <a class="footnote-backref" href="#fnref:2" title="Jump back to footnote 2 in the text">↩</a></p>
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<p>Sacré nom et sacrée histoire vraiment : John Bibby, fondateur de la compagnie de transports maritimes britannique Bibby Line, actuelle propriétaire du Bibby Stocholm, commença sa carrière au début du XIX siècle avec trois bateaux affrétés pour la traite des esclaves. Il fut mystérieusement (et bienheureusement) tué en 1840, mais sa compagnie a continué de prospérer jusqu'à aujourd'hui. Deux siècles d'expertise dans le sang et le pognon. Chapeau. <a class="footnote-backref" href="#fnref:3" title="Jump back to footnote 3 in the text">↩</a></p>
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<h2>Sommaire</h2>
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<li><a href="/edito_03.html">Edito</a></li>
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<li><a href="/chronique-juridique-montgenevre.html">Que s’est-il passé en 2024 à Montgenèvre ?</a></li>
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<li><a href="/lyon-cra-pire-que-tout.html">Lyon. Les CRA: pire que tout</a></li>
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